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François Ledoyen
14 Août 1944
Cher père, Nous avons repris la marche vers Falaise. Nous sommes
arrivés aux alentours de la ville mais les Allemands nous attendaient et nous
avons été contraints de nous replier. Pour ma part je me suis réfugié dans le premier
bâtiment que j’ai trouvé, c’était une grange. Malheureusement, j’ai perdu le reste
de ma division. Pendant toute la nuit, j’ai attendu dans l’angoisse. J’étais
certain que les Allemands allaient me trouver, je m’imaginais déjà mort ou
pire torturé. Heureusement pour moi, rien ne m’est arrivé. Je n’ai aucune idée d’où se situe le reste de mon unité mais je pense qu’en allant vers Falaise j’ai une chance de la retrouver. Je compte partir à sa recherche dès cette nuit en espérant éviter les troupes allemandes. Avec l’aide d’Antoine, le fermier, j’ai planifié ma sortie de cet endroit périlleux. A la tombée de la nuit, je vais sortir de la grange en
compagnie d’Antoine. Nous allons nous cacher dans le bocage environnant et il
m’accompagnera jusqu’à un endroit plus en sécurité. De cet endroit je
rejoindrai Falaise par des petits chemins. Je confie cette lettre aux bons soin d’Antoine en espérant que dans tout ce chaos elle finira par vous arriver quand même. Affectueusement. Votre fils : François
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