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Charles Ledoyen Montréal, 4 Septembre 1944
Cher François, Je viens de recevoir tes deux lettres. Je ne sais que dire. Je suis heureux de les avoir reçues ensemble. Je n'aurais pas pu dormir seulement à l'idée que tu avais perdu ta section. Je suis heureux aussi d'apprendre que la bataille de la Falaise est terminée. Ma lettre sera courte car je suis impatient de t'en dire plus de vive voix. Nous sommes soulagés d'apprendre que tu vas mieux. La guerre nous apprend d'une façon cruelle que nous ne sommes pas invincibles. Je suis content de lire que tu seras sain et sauf parmi nous dans très peu de temps. Le décalage de nos lettres étant très grand, je préfère m'abstenir de toute conversation dans la cas où la lettre arriverait sur place une fois ton départ amorcé. Ton père : Charles
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